Johnny Depp sur Casting.fr ? Presque. Rencontre avec le comédien Khelil Elhadi
Johnny Depp sur Casting.fr ? Presque. Rencontre avec le comédien Khelil Elhadi
Parmi les membres de Casting.fr, certains ne passent clairement pas inaperçus… En validant ses photos, on a presque cru que Johnny Depp avait rejoint notre communauté. Et pourtant, derrière cette ressemblance troublante se cache un comédien à part entière, au parcours riche et singulier. Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Khelil Elhadi, membre VIP Casting.fr, artiste passionné qui nous parle de ses débuts en Algérie, de son rapport à la scène, de ses aspirations en France… et nous livre quelques anecdotes aussi folles qu’inoubliables liées à son incroyable ressemblance avec Johnny Depp.
Comment as-tu commencé le théâtre en Algérie, et qu’est-ce qui t’a poussé à devenir artiste ?
K.E : Je crois profondément qu’on ne devient pas artiste, on naît avec. J’ai commencé très jeune, dès la maternelle, où les cours de théâtre suscitaient déjà chez moi un réel intérêt. Au collège, mon attirance pour la scène s’est affirmée à travers des concours inter-collèges, puis la découverte de la danse, que j’ai pratiquée pendant huit ans. En parallèle, je jouais dans des pièces de théâtre en loisir au TNA, avant d’intégrer l’ISMAS en 2009. Aussi loin que je me souvienne, l’art a toujours fait partie de moi. En grandissant, j’ai compris que je ne pouvais pas m’en détourner. J’ai tenté d’arrêter à plusieurs reprises, mais ma créativité me ramenait toujours à la scène. Être artiste n’a jamais été un choix stratégique, c’était une nécessité intérieure.
Tu as été formé au théâtre en Algérie avant de travailler ou vivre en France. Quelles sont, selon toi, les différences artistiques entre les scènes algérienne et française ?
K.E : Je ne parlerais pas tant de différences entre les pays que de différences d’approches et de contextes. Les bases artistiques sont les mêmes, mis à part la langue. En Algérie, le théâtre est souvent plus instinctif, très ancré dans le vécu et l’émotion. En France, j’ai découvert une approche plus structurée, avec une grande importance accordée au texte, à la mise en scène et à la construction du personnage. La principale différence reste le public : en France, le théâtre touche un public plus large et bénéficie d’une plus grande visibilité. Ces deux expériences se complètent et nourrissent aujourd’hui mon travail de comédien.
La ressemblance avec Johnny Depp est flagrante ! À quel moment est-elle devenue plus qu’un hasard ?
K.E : En 2013, mon ex-compagne m’a dit un jour : « Tu ressembles à Johnny Depp ». À l’époque, cela m’a fait sourire, d’autant plus que je ne savais même pas vraiment qui il était. Avec le temps, cette remarque est devenue récurrente, puis quotidienne. Les réactions des gens ont évolué : il ne s’agissait plus seulement d’un trait physique, mais aussi d’une attitude, d’une énergie, d’une présence. C’est à ce moment-là que j’ai compris que cette ressemblance faisait partie de mon parcours et que je pouvais l’assumer artistiquement, sans jamais oublier qui je suis en tant que comédien.
Le fait d’être sosie a-t-il des limites dans le milieu artistique ? Est-ce parfois un frein ?
K.E : Être sosie peut être à la fois une porte d’entrée et une étiquette. Pour certaines personnes qui ne me connaissent pas, la ressemblance peut parfois prendre le dessus sur le travail de comédien. Mais avec l’expérience, j’ai constaté que les directeurs de casting ont une vision bien plus large et savent aller au-delà des apparences. Mon objectif a toujours été de transformer cette singularité en force, tout en affirmant mon identité artistique propre.
Peux-tu nous raconter une anecdote marquante liée à ton métier de sosie ?
K.E : Un jour, alors que j’étais costumé en Jack Sparrow, je faisais un street show au Trocadéro. En marchant vers le Champ-de-Mars, je suis passé devant la file d’attente de la tour Eiffel. J’ai entendu quelqu’un crier : « Oh my God, it’s Jack Sparrow! » En quelques secondes, une foule impressionnante s’est formée autour de moi. Ce que je pensais être quelques photos s’est transformé en un véritable mouvement de masse. La police est finalement intervenue pour me sortir de la foule. J’ai même reçu une amende pour “spectacle dans un lieu touristique”. Je venais tout juste d’arriver en France et je ne savais même pas ce que cela signifiait. Pour conclure cette scène presque surréaliste, on m’a laissé accéder gratuitement à la tour Eiffel… jusqu’au sommet.
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter artistiquement pour cette année 2026 ?
K.E : De décrocher mon premier rôle principal en France, dans un projet exigeant, qui me permette de m’exprimer pleinement en tant que comédien, au-delà de toute ressemblance.
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui veut se lancer dans le milieu artistique ?
K.E : Aimer profondément ce que l’on fait. Travailler, persévérer, accepter les sacrifices, même lorsque personne ne regarde. Et surtout, ne jamais attendre la validation des autres pour exister artistiquement. Il suffit parfois d’un premier pas sincère pour que tout commence.
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