Orlane, de la médecine à la scène : le parcours d’une révélation pop

Orlane, de la médecine à la scène : le parcours d’une révélation pop

Orlane, de la médecine à la scène : le parcours d’une révélation pop

 Orlane, nouvelle révélation pop belge, s’impose déjà comme une voix singulière de la scène musicale francophone. À l’occasion de la sortie de son album Aller Retour, elle se confie sur son parcours, de ses études de médecine au choix décisif de tout quitter pour vivre pleinement sa passion : la musique. Elle revient sur le moment du déclic, ses premiers élans artistiques dès l’enfance, et sa toute première expérience à The Voice à 17 ans. Une rencontre intime pour découvrir les origines de son univers musical et l’artiste derrière les chansons.

Tu as suivi des études de médecine avant de te consacrer pleinement à la musique. À quel moment as-tu compris que tu ne pourrais pas passer à côté de cette voie artistique ?

O : Oui, j'ai effectivement fait des études avant de me lancer dans la musique à 100 %. Je me suis rendu compte de ma vocation après mon expérience à The Voice, que j'ai vécue pendant mon Master 1 et le début de mon Master 2 de médecine. Cela a vraiment révélé quelque chose en moi. En vivant cette expérience, j'ai compris où était ma place, parce que je me sentais vraiment vivre à travers elle. J'ai su que c'était ce que je devais faire de ma vie. Heureusement, c'était vers la fin de mes études, mais c'est vraiment ce qui m'a ouvert les yeux à ce moment-là.

Le plus ancien souvenir de ta vie artistique ?

O : Mon plus ancien souvenir remonte à l'enfance. Mes parents m'ont inscrite à la danse quand j'avais environ 4 ou 5 ans et j'ai tout de suite ressenti une connexion très forte avec la musique. Tout est d'abord passé par la corporalité, par le mouvement. Il y avait toujours de la musique à la maison ou dans la voiture, et je m'exprimais déjà énormément à travers la danse et le chant dès mon plus jeune âge.

Tu écris et composes tes propres morceaux. Comment une chanson prend-elle vie chez toi, de l’idée initiale jusqu’au morceau final ?

O : En fait, ce sont des processus extrêmement différents. Parfois, ça va être une phrase, un sentiment ou une situation vraiment précise dont j'ai envie de parler. Parfois, c'est simplement une mélodie. Il m'arrive même de m'endormir, de faire un rêve et d'avoir un bout de mélodie en tête pendant mon sommeil ; je me réveille avec ça et il faut absolument que je le crée, que j'en fasse quelque chose. Il y a plein de processus différents et je pense que c’est chouette d’aller chercher sa créativité à différents endroits comme ça. Parfois aussi, je suis en studio, on commence à composer quelque chose musicalement, puis je commence à chanter des mélodies et ça m'inspire un texte, quelque chose en moi dont j'ai envie de parler. Ça peut vraiment partir de plein de points différents.

Tu parles aussi de synesthésie, ce lien entre les sons et les couleurs. Quelle couleur associerais-tu aujourd’hui à ton univers musical ?

O : La couleur qui définit le plus mon univers musical, c’est le mauve. Je parle d'un mauve plutôt clair, qui tire un peu vers le bleu. C'est tout simplement la couleur de la spiritualité et du féminisme, mais c’est aussi ma couleur préférée. Je pense qu’elle incarne énormément de choses que porte mon projet. Cela fait vraiment sens, car c'était déjà ma couleur favorite de base, avant même que j'en apprenne la symbolique.

    CREDIT Emma birskI CREDIT Emma birskI 

Un souvenir d’un casting ou d’une audition que tu as vécu ?

O : Il faut savoir que j'avais déjà participé à The Voice quand j'étais toute jeune, à 17 ans. À l'époque, j'avais fait la démarche de m'inscrire de mon plein gré, contrairement à ma seconde participation où la production m'a contactée via Instagram.

Lors de cette première expérience, j'étais arrivée jusqu'à l'étape des auditions à l'aveugle, mais personne ne s'était retourné. C'était un moment vraiment difficile car, à cette époque, les coachs ne prenaient même pas la peine de nous parler s'ils ne nous choisissaient pas. J'ai d'ailleurs regardé tous les épisodes sans savoir si j'allais apparaître à l'écran ou non.

Avec le recul, je suis vraiment contente de ne pas avoir été prise à ce moment-là. Je n'étais pas du tout prête. Je pense que j'ai finalement fait cette émission au bon moment de ma vie pour pouvoir enclencher une véritable carrière derrière. C'est devenu un excellent souvenir.

Ton nouveau single est sorti le 20 mars. Qu’est-ce que ce morceau apporte de nouveau à l’album et que va-t-on y découvrir de différent ou surprenant ?

O : Avec mon nouveau titre Amour Pluriel, j'ai voulu proposer une écriture beaucoup plus brute, directe et engagée. Amour Pluriel me permet d'aborder des sujets « à vif » et de militer véritablement à travers mon art. C’est un tournant majeur où j'affirme une nouvelle direction artistique, portée par un visuel plus alternatif et même une nouvelle coupe de cheveux. Je suis consciente que ce choix peut surprendre, voire diviser, car c'est une proposition beaucoup plus clivante. Pour autant, cette évolution me fait énormément de bien et je suis particulièrement fière de ce nouveau souffle.

Tu navigues entre Bruxelles et Paris. Comment décrirais-tu la relation avec ton public dans ces deux villes ?

O : À Bruxelles, j'ai la chance d'avoir une communauté très solide qui me suit de près, car mon projet est plus anciennement implanté en Belgique. À Paris, c'est une aventure qui commence. Pour l'instant, mon entourage y est surtout composé de professionnels et d’amies de l’industrie musicale, comme Zélie, Hélène Sio, Anoushka, ou encore Alice et moi et Dani Terreur avec qui je compose toute ma musique.

Forcément, j'ai davantage de connaissances directes dans le milieu là-bas, mais je suis en train de trouver mon public parisien petit à petit. Ce que je retiens, c'est qu'il partage la même bienveillance, la même ouverture d'esprit et la même énergie que le public belge. Je l'ai vraiment ressenti lors de ma première date à La Maroquinerie : c’était un moment d'une grande douceur, les gens étaient hyper motivés et ça chantait énormément. J'ai vraiment beaucoup de chance de vivre ça.

Tu as été récompensée aux NRJ Music Awards dans la catégorie révélation belge. Quelle place a cette reconnaissance dans ton parcours aujourd’hui ?

O : Les NRJ Music Awards ont vraiment été la cerise sur le gâteau de ce premier album. C'est une belle reconnaissance pour tout le travail que nous avons accompli. Au-delà du plaisir personnel, cela m'a ouvert les portes d'une visibilité importante en France et m'a permis de faire des rencontres clés.

C'était aussi l'occasion de célébrer mes chansons qui passent en radio et qui me ressemblent plus que jamais. Cette expérience a été une grande célébration de mon évolution artistique et, bien sûr, elle contribue énormément à renforcer ma crédibilité, notamment en Belgique.

Tes chansons sont très personnelles et intimes. Comment te sens-tu une fois qu’elles sortent et que le public commence à les écouter ?

O : C'est vrai que mes chansons sont intimes, et je tends vers quelque chose qui touche de plus en plus à cela. Il y a une partie de moi qui en est fière, mais une autre qui est aussi un peu apeurée. Se livrer ainsi, c’est offrir une grosse partie de soi, mais je suis convaincue que c'est ce qui permet de toucher les gens encore plus profondément.

J'explore des zones de plus en plus personnelles, comme on peut le voir avec Amour Pluriel et les nombreux retours que je reçois. C’est parfois terrifiant, alors j'essaie de me détacher un peu : une fois la chanson sortie, je ne l'écoute plus vraiment. Elle appartient désormais aux autres. Je sais qu'elle est entre de bonnes mains, car j'ai un public extrêmement bienveillant. Et si cela ne plaît pas à tout le monde, je l'accepte totalement ; comme c'est « moi » à 100 %, je me dis simplement qu'on ne peut pas plaire à tout le monde et c’est tout à fait OK.

Avec le recul, quel conseil donnerais-tu à la jeune Orlane qui hésitait encore à se lancer ?

O : Avec le recul, le conseil que je donnerais à un artiste qui débute, c'est de ne pas lâcher. Même si c’est dur, même si le but semble loin ou que l’on n’a pas accès facilement à certains réseaux. De mon côté, je ne venais pas du tout du milieu musical, donc le chemin a parfois été long et un peu complexe. Il faut simplement apprendre à écouter son cœur, à rester aligné avec ses envies et à s’entourer des bonnes personnes, celles qui nous comprennent vraiment. Il ne faut surtout pas se donner de fausses contraintes ou se forcer à faire des choses dont on n'a pas envie. Enfin, c’est essentiel d’apprendre à se ménager, à être moins dur envers soi-même et moins perfectionniste. Le perfectionnisme peut vite devenir une source de tracas mentaux s'il est mal placé. Aujourd'hui, j'essaie de l'utiliser uniquement pour qu'il reste productif pour mon art et mon projet, sans qu’il ne devienne un poids pour ma santé mentale.

 

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